La terre est bleue comme une orange

La terre est bleue comme une orange


La terre est bleue comme une orange.
Et quand le vent alors s'engouffre
tourbillonant le goût de souffre
Les couleurs alors se mélangent.

La terre est bleue. Les bleus des anges.

Le vent se lève et dansent alors
Les herbes folles et leurs trésors
Les yeux fermés sur l'illusion
d'un monde tracé au crayon.

Un trait parfait. La terre est née.

Pourtant susurre quand le soir tombe
à l'abri des complots ourdis
une vengeance qui d'outre tombe
serait une autre ode à la vie.

La terre est bleue comme une orange,
La terre m'en veut, je la dérange..

# Posté le mercredi 25 juin 2008 16:53

deux mois à toi. à nous ?

deux mois à toi. à nous ?


Demain s'écrit au masculin.
Puisque les heures filent à l'anglaise,
bien que j'essaye entre mes mains
d'en retenir leur goût de fraise.

Leur goût de fraise, en suis - je sur?
c'est que tes lèvres m'en ont offert
la certitude la plus pure.
Je t'ai dessiné mon repaire.

Deux mois s'enfuient jambes - à - leur - cou
Et laissons les s'évaporer
Bien d'autres encore construirons nous.
Ta main est la promesse de nos projets.

Les nuits sont longues, à tire d'ailes
quand de leur ombre sur mon sommeil
je manque de tes rêves rebelles.
Absence sans nulle autre pareille.

Laisse moi plonger encore une fois,
je sais nager ne t'en fais pas
au creux de ce rêve éveillé.
Empêche moi juste de m'y noyer.

Les dieux m'ont fait honneur de leur présent,
Je le conjugue, tout simplement
au singulier de ta personne.
Je t'aime bonhomme...



# Posté le vendredi 23 mai 2008 18:51

L'enfant violon

L'enfant violon

Quelle douce musique là bas s'égrène
en artifice aux mille couleurs
anniversaire, ou fête foraine?
On ne célèbre que l'horreur.

Si le silence est angoissant
il assourdit le bruit des bombes
Se pose alors dans la pénombre
L'une de ces fusées de grand.

il fait si sombre sur chaque matin
quand étincellent menaçantes
les insomnies aux reves éteints.
Le jour est d'un gris épouvante.

Entre la poussière et la mort
les ruines d'avenir ne respirent plus.
Il flotte comme une odeur encore
de poudre fraîche et de corps nus.

Et quand s'endort alors l'espoir
Qu'enterre les pleurs des mères meurtries
Sur les blessures endolories
S'éveille l'enfant violon le soir.

Comme pour panser les plaies ouvertes
de ses doigts freles aux notes perlées
il meurt chaque soir de son archet
en une complainte trop honnete.

L'enfant violon est impassible.
quand les démons montent à la nuit
ses doigts caressent la mélodie
pour endormir les âmes sensibles.

Son corps est pâle, fantomatique
spectre d'audace au clair d'horreur
où dansent les corps en panique.
Grapiller encore quelques heures.

C'est l'innocence fêlée d'erreurs
qu'incarne la mélopée divine
hésitante par sa candeur.
l'enfant violon venge les victimes.









# Posté le jeudi 28 février 2008 12:47

Vague à bonds

Vague à bonds


Que mes nuits soient obscures, ou que la lune exulte
Baignant de ses lueurs les sommeils trop sereins
J'avance à pas feutrés, sans espoir et sans but

Les heures blessent, la dernière tue
D'où vient ce sang que j'ai perdu?
Souillant la rue de mes pas hérétiques.

Le vague à l'âme, assassin de l'ennui
S'abat comme chaque soir sur les heures alanguies
Qui meurent trop lentement de leur sourde agonie.

Les saisons passent, certaines de leur pouvoir
Comme si le temps avait raison du désespoir..
L'insomnie guette les accros du trottoir

Craignez me voir au coin d'une ruelle blafarde
Vous qui riez de mes errements
C'est vos serments que je poignarde

Les loups rodent alentour du troupeau, pourtant
Je suis de ceux qu'affame la vue du sang
Puissiez vous me détruire avant que je n'attaque

Voilà les reves que je chéris, au bord des eaux noirâtres.
Condamné à errer sans bruit pour ne pas troubler vos consciences
Je ressuscite chaque soir cette cruelle danse..

# Posté le jeudi 21 février 2008 09:07

Derrière l'écran de mes pensées..

Derrière l'écran de mes pensées..
La terre s'ennuye à tourner autour du soleil.. Elle a vu plus d'horreurs que de merveilles. La ville grouille de gens qui cherchent à ratrapper le temps perdu. Mais les aiguilles tournent plus vite qu'ils ne l'ont cru.. Le pas pressé, pour un boulot, un rendez vous, ou un métro. Pour cette jeune fille assise au bar, qui attend quelqu'un quelque part, et qui ne sait pas trop encore combien attendre colle à son sort. Les agendas remplis de toutes ces choses à honorer, un entretien d'embauche, un anniversaire à souhaiter.. Entouré au stylo "ce soir 20 ans de Clo", "passer prendre les copines", et j'ai rien à me mettre! plutot le ptit top aubergine, ou la robe noire peut etre? j'ai peur qu'ce soit trop habillé, et vincent qui est invité!!!! La terre s'ankylose depuis tant d'années.. un grand vertige, juste envie de bâiller.. Un garçon assis sur un banc, qui semble redessiner le monde, de ses yeux verts bien trop perçants pour un gamin exclu de la ronde. Monochromes reves un peu fêlés, couleurs pastel trop délavées. Il trace en grand secret les contours de sa liberté. Un peu plus loin éclats de rire, ça sent la beuh et la vodka. on s'aime a fond, sans conditions, juste être là pour se construire.. des souvenirs qui n's'oublient pas.. Les fontaines pleurent sans s'arrêter, ravalent leur larmes même pas salées. Y'a des pigeons un peu partout.. Dis, on s'aime, nous?? j'ai un peu bu jecrois qu'je suis pompette, tu m'en remets une larmichette? c'est du champagne c'est pas un drame,de toute façon c'est mes ailes que je crame. j'fume beaucoup trop, qu'est cqu'ça peut t'faire, y'est bien trop tot pour choper un cancer.. Et puis t'es pas ma mère. Les aiguilles tournent toujours plus vite, la vie défile à reculons. le goût de l'inconnu excite, le grand plongeon.. Un tour de manège les yeux fermés, ta main serre la mienne pour me rassurer. Maman j'ai peur de la maitresse, elle fait que me gronder. Puis la détresse quand tu te fais plaquer. un slow qui reste encore ancré, l'odeur de ses cheveux frisés. Les paupières sont restées fermées.. Un gout de caramel salé.

# Posté le samedi 19 janvier 2008 18:45

Modifié le vendredi 01 février 2008 04:37